Sainte Thérèse de Lisieux

Neuvième enfant des saints Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, née à Alençon (2 janvier 1873), Thérèse, à l’âge de 4 ans et demie, perd sa maman (cancer du sein). En novembre 1877, avec son père et ses quatre sœurs (deux garçons et deux filles sont morts en bas âge), elle vient habiter à Lisieux, aux Buissonnets. Entrée au Carmel de Lisieux, à 15 ans, « pour Jésus seul », elle retrouve ses deux sœurs aînées, Pauline (Sœur Agnès de Jésus) et Marie (Sœur Marie du Sacré Cœur). À 24 ans (30 septembre 1897), elle meurt de la tuberculose. Grâce à la diffusion de « L’histoire d’une âme » (première édition en 1898), sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face est la sainte carmélite la plus connue sur les cinq continents.
Co-patronne des missions (1927), patronne secondaire de la France (1944), plus jeune docteur de l’Église (1997), ses amis l’appellent « Petite Thérèse » ou « Little Flower » (pays anglophones).
Depuis 1994, ses reliques sillonnent la France et le monde (de la Russie à la Polynésie), contribuant à favoriser encore plus son rayonnement.

A l’école de Sainte Thérèse de Lisieux
  • « C’est par-dessus tout l’Évangile qui m’entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux. » (Ms A 83 v°)
  • « Pour moi la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie ; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus. » (MS C 25 r°, v°)
  • « Je le sens lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime mes sœurs. » (Ms C 12v°)
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : une belle figure du passé, témoin pour aujourd’hui (témoignage d’une sœur du carmel d’Angers)

Petite dernière de la famille Martin, Thérèse est devenue ma « grande sœur » sur le chemin de la foi, de la vie d’union à Jésus. Je ne saurais dire ni quand ni comment nous nous sommes rencontrées. Étudiante, j’ai eu la joie de partager ma complicité avec elle, auprès d’amies, qui m’ont proposée de les rejoindre, à Lisieux, comme hôtesse au service du pèlerinage. Grâce d’accueillir les pèlerins, pendant trois semaines, près de la chapelle du Carmel ! Je me sentais déjà appelée à devenir carmélite. Alors, je me suis mise sous sa protection. En remerciement de son soutien, le jour de ma prise d’habit (entrée au noviciat), un 30 septembre, à mon prénom de baptême, s’est ajouté celui de « Thérèse ». Chaque matin, je lui demande de me conduire dans sa voie de confiance et d’abandon, « rien que pour aujourd’hui ». Je termine les deux heures d’oraison quotidiennes par l’Offrande à l’Amour Miséricordieux. 
Selon les circonstances, je reprends l’une ou l’autre de ses paroles. « Tout est grâce ; je ne veux rien refuser à Jésus ; je marche pour un missionnaire ; je suis venue au Carmel pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Je n’hésite pas à parler d’elle, à inviter à se confier à son intercession. N’a-t-elle pas dit : « je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre » ?